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Avant le 13ème siècle, le tanuki était appelé Mujina. Respecté au point de quelques fois devenir l’équivalent de certains dieux, il fait partie des sept divinités de la bonne fortune avec Ebisu, Daikoku, Fuku, Suku, Dharma, Otafuku (dénommée ensemble "shichifukujin").
Le folklore japonais est peuplé de tanukis aux attributs magiques. Comme le renard ou les vieux chats, il peut, en plaçant une feuille sur sa tête, changer de forme à volonté et modeler les objets environnants selon ses désirs. Un de ses passe-temps favoris est, dit-on, de duper les humains. Parmi les nombreuses légendes qui le caractérisent, on peut en citer une : après avoir transformé des feuilles d’arbre en « billets verts », il se métamorphose en humain. Ainsi déguisé, il part acheter du saké dont on le sait friand. Une fois à l’abri, il savoure tranquillement ce nectar, alors que le commerçant penaud voit sa monnaie redevenir feuillage…
"Pompoko" est le son que produit le tanuki lorsqu’il joue du tambour sur son ventre rond, signe de prospérité. Porte-bonheur et symbôle de bon vivre, sa représentation est souvent située à proximité des bars et restaurants.
Ces éfigies de terre cuite le représente avec un ventre bedonnant de couleur blanche et d'énormes testicules (synonyme de prospérité), une coiffe sur la tête et une bouteille de saké à la main.
Cet animal devenu un personnage dans la mythologie populaire japonaise s’est donc taillé une place de choix au cœur de l’animation Nipponne. Sa maladresse attendrissante, son caractère joueur et roublard, ses airs de peluche vivante (…) constituent un terrain idéal lorsqu’un studio veut mettre en place une histoire riche en rebondissement. « Dès le 18ème siècle, les tanukis ne font plus l’objet de croyances mais de récits cocasses et c’est toujours dans un esprit de divertissement qu’on les évoque » raconte Takahata.
Une curieuse caractéristique des tanuki qui les définis est cette paire gigantesque de
testicules. Selon les légendes, les testicules (scrotum) peut être étiré jusqu'à une taille allant qu'à 8 matelas de tatami. Le mot senjojiki (l'espace de 1000 matelas de tatami) est le mot
utilisé pour indiquer la taille des testicules des tanuki.
Appelées kin-tama (金玉, balles d'or) en japonais, les testicules sont supposées être un symbole de bonne chance plutôt qu'un symbole sexuel
(les japonais sont plus tolérants sur ce genre d'humour que certaines nations occidentales).
Dans le film Heisei Tanuki Gassen ponpoko (ponpoko, des studio ghibli,平成狸合戦ぽんぽこ), les tanuki pouvaient étirer leur scrotum comme un parachute pour une attaque suicide désespérée. Dans d'autres
folklore sur les tanuki, les tanuki utilisent leur testicules comme un tambour, ce qui donne lorsqu'il frappe dessus, le son "ponpoko" ("no pun" sous entendu).

En terme biologique, la grande taille mythique des "balles d'or" (金玉) des tanuki est vraie, si on considère les animaux dans la vie courante. Selon les biologistes spécialistes de l'évolution, le
scrotum des tanuki est grand à cause de la compétition féroce entre les mâles pour les femelles. En expliquant différement, les tanuki copulent fréquemment, et les tanuki qui ont des testicules
plus grande, ont des chances plus importantes de transmettre leurs gènes à la génération suivante. La même chose est vrai pour le monde des chimpanzés.
Le terme de tanuki est dans le langage courant utilisé comme adjectif pour qualifier une personne rusée. Il en fut ainsi de Tokugawa Ieyasu (1543-1616) qualifié de vieux tanuki "furu tanuki".
Je parcours le blog depuis ce matin, j'adore!
Alors je me permets d'ajouter une petite info sur le tanuki. Mon mari est passioné de bonsaï (une cinquantaine de pièces!!!) et j'ai donc appris que le tanuki est aussi un nom donné à une forme de bonsaï. Il s'agit d'utiliser une souche de bois mort et d'y incruster un plan vivant, généralement du genévrier. Les bonsaïka sont nombreux à considérer cet art comme étant de faux bonsaï d'ailleurs, d'où le nom de tanuki, qui comme je le lis chez toi, implique un animal qui se déguise etc.